Plus que jamais, l’obésité est un sujet d’actualité. Car le Covid-19 entraîne, chez les personnes souffrant de cette maladie chronique, des formes particulièrement graves. Selon les données épidémiologiques de Santé Publique France, près de 40% des personnes en réanimation seraient atteintes d’obésité. Or, en France, la maladie est encore mal comprise, mal traitée et mal prise en charge. C’est de ce constat terrible qu’est né, il y a trois ans, le projet “Obésanté”, un centre dédié à la prise en charge de patients obèses, porté par la Ligue contre l’obésité, qui verra le jour ce 1er février prochain à Montpellier.

Depuis les années 1980, l’obésité n’a cessé d'augmenter. En quarante ans, nous sommes passés de 5% à 15% de Français souffrant de la maladie, soit 7 millions de personnes”, a précisé Agnès Maurin, directrice du centre, lors d’une conférence de presse le 26 janvier. Or, l’obésité souffre encore d’une stigmatisation de la part de l’État, de la société et du grand public, estime-t-elle. “L’obésité est une maladie chronique, mais n’est pas encore reconnue comme une affection longue durée. Elle est souvent réduite à un problème nutritionnel. Contre l’obésité, les pouvoirs publics n’ont pas grand chose d’autre à dire que : mangez mieux, faites du sport. C’est comme si l’on disait à un diabétique qu’il est malade parce qu’il a mangé trop de sucre, ou que l’on conseillait à un asthmatique de respirer plus fort…” Si elle reconnaît bien volontiers l’utilité de ces conseils pour le bien-être de tous, elle précise qu’ils sont loin d’être suffisants pour soigner l’obésité.

Obésanté
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