Alors que le PCR "Enfance protégée" a été officiellement acté en avril dernier, sa mise en œuvre, tant du côté des professionnels de santé que des départements (qui possèdent la compétence en matière de protection de l’enfance) s’annonce ardue. C’est dans ce contexte que l’équipe nationale de l’ancien "article 51" Pegase, une des deux expérimentations à l’origine du PCR, a tenu un webinaire hier matin. Objectif ? Rappelé avec des données chiffrées - notamment avec la présentation de la cohorte d’enfants en Protection de l’Enfance en France (Pegase) menée en même temps que l’expérimentation - et surtout, dévoiler concrètement la mise en oeuvre du PCR (coordination, responsabilité, parcours de soins et prise en charge...).
"Aujourd'hui, les recherches Pegase et Esper (Etude de cohorte proSPective des Enfants pRotégés, pilotée par l’Inserm et actuellement en cours) sont les deux seules cohortes longitudinales existantes dans le champ de la santé des enfants protégés, que ce soit en France ou à l'international", précise l'équipe du dispositif. "Ces deux cohortes permettent également de comparer deux modalités d'accompagnement. D'un côté Pégase avec un suivi coordonné standardisé structuré et renforcé et puis de l'autre Esper qui correspond à un suivi habituellement réalisé dans les structures d'accueil." Objectif, "mesurer l'impact concret d'une organisation coordonnée renforcée du parcours de santé sur le devenir des enfants confiés, mais aussi analyser les parcours de soins grâce au couplage avec le système national des données de santé (SNDS), d'étudier les coûts sociaux et les coûts sanitaires et surtout de faire évoluer les politiques de santé publique en faveur des enfants protégés".