L’annonce de l’arrêt de l'expérimentation Structures d'exercice coordonné participatives (Secpa) fin avril prochain – comme l’annonçait Concours pluripro hier – n’a pas manqué de faire réagir les acteurs de terrain. Dans un communiqué publié hier, AVECsanté exprime "de fortes inquiétudes face aux évolutions actuellement envisagées pour la sortie de l’expérimentation de Secpa". Notamment son financement qui serait désormais lié à une enveloppe FIR et à une labellisation France santé.

Alors même que le modèle de Secpa avait obtenu un avis favorable du Comité technique de l’innovation en santé (CTIS) le 6 mars dernier, les orientations présentées à ce stade aux porteurs font état d’une réduction "significative des moyens alloués, pouvant aller jusqu’à une division par cinq du budget initial", s'alarme la fédération nationale des maisons de santé. Car le relais "via France Santé" et un financement "dit sanctuarisé" par le fond FIR des ARS, "apparaît (...) insuffisant et fait peser un risque réel sur la continuité des projets et la stabilité des équipes engagées dans le cadre de l’expérimentation".

Comme les professionnels engagés dans l'expérimentation, AVECsanté s'interroge également sur un autre élément important : "Quelle crédibilité pour l'article 51 ?". En effet, "cette situation confirme les difficultés persistantes de l’article 51 à tenir sa promesse de transformation du système de santé. Plusieurs expérimentations ayant obtenu un avis favorable à la généralisation – Équilibres, IPEP, Équip’addict notamment – demeurent en attente de traductions concrètes dans le droit commun".

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