Mieux vaut prévenir que guérir. Un vieil adage, ô combien d’actualité, qu’on oublie souvent face aux obstacles à la mise en place d’une véritable politique de prévention : difficulté à prendre en compte le temps long, financements en berne, évolutions sociétales poussant à la sédentarisation... Reste que s’il est un enjeu qui devrait mobiliser toutes les énergies autour de la prévention, c’est bien la perte d’autonomie des personnes âgées : face à l’augmentation de la part des seniors, l’inaction n’est pas une option. L’action, elle, requiert une fine connaissance des territoires et des populations, un regard transversal sur les ressources disponibles... Autant de caractéristiques propres aux communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), et qui leur confèrent un rôle particulier face aux enjeux du vieillissement.

D’abord, rappelons quelques chiffres. Selon l’Insee, la France compte aujourd’hui environ 15,3 millions de personnes âgées de plus de 65 ans – soit 22 % de la population. Et ils seront 16,5 millions dès 2030 (+7 %), 18,6 millions en 2040 (+21 %) et 20,2 millions en 2060 (+32 %). Une évolution démographique d’une population vieillissante dont les besoins de santé sont particulièrement importants : fin 2023, 9 % des plus de 65 ans bénéficiaient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), précise l’Insee. Alors que l’Assurance maladie recensait, en 2024, 7,3 millions de personnes de plus de 65 ans en affection de longue durée (ALD), soit la moitié de cette tranche d’âge.

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