"Cette mesure est injuste et inefficace", s'insurgent les centres de santé au sujet du doublement des franchises médicales annoncé par Stéphanie Rist il y déjà deux semaines. Dans un communiqué publié aujourd'hui, la FNCS estime "injuste" cette mesure qui "frappe avant tout les personnes qui ont le plus besoin de soins : les patients atteints de maladies chroniques, les personnes âgées et les plus fragiles".

La fédération dénonce aussi une mesure "inefficace parce que toutes les études montrent" qu'une augmentation du reste à charge "favorise le renoncement" ou "le report des soins" qui conduit à "une aggravation des pathologies", "à davantage d'hospitalisations évitables" et, in fine, "à une augmentation des dépenses de santé à moyen et à long terme."

Estimant que le Gouvernement "n'a publié aucune étude d'impact indiquant combien de patients atteignent aujourd'hui le plafond annuel des franchises", la FNCS rappelle que les personnes atteintes de maladies chroniques supportent "déjà", en moyenne "1.560 euros de restes à charge invisibles" par an et que "plus d'une sur deux déclare avoir renoncé à des soins pour des raisons financières", selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France. La Fédération des centres de santé est claire : "Cette mesure qui cible les malades les plus complexes et les plus vulnérables est ainsi décidée sans transparence sur les personnes qui en supporteront réellement le coût."

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