Médecins généralistes spécialisés dans le suivi des enfants, notamment dans les troubles du neurodéveloppement (TND), pédiatres, orthophoniste, psychologue et psychomotricienne composent l'équipe. "Une accueillante complète le dispositif, avec la perspective de renforcer progressivement les effectifs médicaux et d'intégrer une assistante médicale", précise le médecin généraliste. La venue d'une médiatrice, déjà présente au centre de santé de l'Arlequin, est également envisagée pour accompagner les familles au plus près de leurs besoins.


crédits : Philippe Pichon
Ici, le suivi individuel reste central : les enfants conservent leur médecin traitant, tandis que les compétences complémentaires de l'équipe permettent de croiser les regards et d'adapter les prises en charge. "Des enfants sont aussi suivis par des médecins généralistes dans les autres centres, l'équipe pédiatrique peut leur apporter leur expertise dans les situations complexes", résume Charlène Dunod. L'enjeu est d'autant plus important que les professionnels estiment à environ 5.000 le nombre d'enfants déjà suivis par un des centres de l'Agesca, sur les 30.000 enfants grenoblois.
Au-delà des consultations, le centre entend faire de la prévention un axe structurant de son activité. "Des ateliers destinés aux enfants et à leurs parents sont prévus autour de la psychomotricité, du développement du langage, de l'usage des écrans, de l'obésité infantile, de la santé buccodentaire ou encore de l'alimentation", raconte la psychomotricienne. Le centre s'inscrit dans un réseau territorial déjà dense : "Plusieurs médecins interviennent en crèche ou en protection maternelle et infantile (PMI), favorisant les liens avec les acteurs de l'enfance", détaille Philippe Pichon.
L'Agecsa mène par ailleurs des actions de vaccination en collaboration avec le Département de l’Isère et souhaite renforcer les passerelles entre soins, prévention et accompagnement. Reste la question du financement de certaines prises en charge pluriprofessionnelles. "La psychomotricité, notamment, ne bénéficie pas d'un conventionnement avec l'Assurance maladie dans les mêmes conditions que d'autres professions, ce qui soulève des difficultés pour organiser son intervention au sein du centre", regrette Charlène Dunod.