"Sur notre territoire, la problématique principale c'est la mobilité des patients", lance Vincent Kaskarian, coordinateur de la CPTS Haut Pays du Verdon et Mont d'Azur. Lancée en 2022, la CPTS située à la frontière entre les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes fait partie des plus petites de l'hexagone : "On a une densité de moins de 7 habitants au kilomètre carré", précise le coordinateur. Le territoire, rural, montagneux et donc, faiblement peuplé, reste soumis à une fréquentation touristique qui explose en été, grâce à ses nombreux lacs, mais aussi en hiver, autour des stations de ski du Val d'Allos. "Mais à l'année, on peine à s'approcher des 12.000 habitants sur notre territoire, et on a aussi très peu de médecins généralistes et spécialistes."

Ils ne sont peut-être pas nombreux, mais presque tous sont impliqués dans la démarche d'aller-vers proposée par la CPTS il y a maintenant un an et mise en œuvre au début du mois d'avril : un bus santé.  


 CPTS Haut Pays du Verdon et Mont d'Azur

"Du fait de cet éloignement géographique des soins et du diagnostic du territoire, le bus santé s'est imposé", raconte Vincent Kaskarian. Promouvoir la santé, réduire les temps de trajets des patients, définir des parcours de soin "en se positionnant dans le quotidien des patients", apporter "proximité et visibilité sur les ressources en santé du territoire", tels sont les objectifs du véhicule équipé. À son bord, une IPA, deux médecins généralistes dont une spécialisée en dermatologie, une sage-femme, deux orthophonistes et une opticienne se relaient, aux côtés du conducteur employé par la CPTS. "Un kiné, une psychologue, une autre médecin et une orthoptiste vont probablement bientôt rejoindre l'aventure." 

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