C’est après un entretien de plus de deux heures avec une interlocutrice du tribunal judiciaire que Margot Bayard a pris la décision de déclarer la cessation de paiement de l’association auprès du Tribunal des Activités Economiques de Paris (tribunal de commerce). Elle l’a annoncé, par vidéo, à l’ensemble des salariés d’Asalée. "Je sors du tribunal, nous avons eu deux heures d’entretien au cours desquelles j’ai pu exposer la totalité de l’histoire d’Asalée depuis sa création jusqu’à la mise en place du comité de surveillance et sa suppression", commence-t-elle par expliquer. "Nous avons fait un état des lieux des créances de la Cnam et de nos charges. Notre interlocutrice nous a écoutés avec beaucoup d’attention." 

Elle reconnaît alors que la situation financière d’Asalée "nous place dans une impasse", car "les financements qui permettent habituellement de faire fonctionner l’association, de payer les salaires, ne sont plus versés". Dans ces conditions, malgré "tous les efforts engagés ces dernières semaines pour trouver une solution rapide, nous ne sommes plus en mesure de faire face aux échéances immédiates", a reconnu le Margot Bayard. Les infirmières salariés de l’association n’ont effectivement pas perçu leur salaire de février et celui de janvier a été versé avec du retard.

 

"Un acte de responsabilité"

En tant que responsable de l’association, elle a donc pris la décision de déclarer la cessation des paiements auprès du tribunal. "Cette démarche, il ne faut pas la prendre comme un abandon, c’est au contraire un acte de responsabilité qui vise avant tout à protéger les salariés, à vous protéger, à protéger votre travail et à protéger aussi l’association", a-t-elle affirmé face caméra. Cette procédure va permettre à l’association de se placer "sous la protection du droit", de "sécuriser les droits des salariés" et de "donner un cadre pour chercher des solutions qui permettront la poursuite de l’activité". La présidente d’Asalée a également rappelé que sa priorité reste de "préserver le travail qu’on accomplit ensemble, en équipe, chaque jour auprès des patients et de défendre l’existence d’Asalée".

 

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