Un "passage en force" sans aucune validation des instances consultées. C'est ce que dénonce, dans un communiqué de presse le syndicat Les Chirurgiens-dentistes de France, à la suite de la publication au Journal officiel du samedi 22 août de quatre décrets actant les transferts de charges vers les complémentaires santé. Ainsi, La prise en charge par l’Assurance maladie obligatoire "sera ramenée à 50% au 1er janvier 2027, contre 60% aujourd’hui et 70% il y a trois ans", déplore le syndicat pour qui ce texte signe "un désaveu complet de la démocratie sociale", "[décidé] par décret, en plein été, selon la procédure d’urgence".
Pourtant, "aucune des instances consultées n’a validé ce texte", assure-t-il tout en indiquant que fin juillet, les Conseils de l'Unocam et de la Cnam auraient rendu un avis défavorable "à l’unanimité", "dénonçant la précipitation d’une adoption estivale et l’absence de débat parlementaire et d’étude d’impact consolidée". Le syndicat rappelle également que les dix syndicats des professions libérales de santé réunis au sein des Libéraux de santé, ont dénoncé cette méthode et des mesures qu'ils jugent inacceptables, et demandent le retrait de ces textes.