Quoi de mieux qu'une touche d'humour et un refrain un brin entêtant pour sensibiliser sur un sujet extrêmement sérieux comme le don d'organes et de la greffe ? C'est bien l'idée qu'ont eue les professionnels de la MSP de Bessines (Nouvelle-Aquitaine), première structure de France à avoir reçu le label "ambassadrice du don d'organes" en mars dernier, rapporte La Nouvelle République. "L'hôpital nous a proposé de faire de notre maison de santé un établissement ambassadeur en signant la charte, et nous avons appris que nous étions ainsi la première maison de santé en France à le faire", explique à nos confrères Yohan Burguière, l’un des quatre médecins de la structure ouverte en 2024. 

Depuis le début du mois, ils ont affiché une banderole taille XXL sur la route (très passante) de La Rochelle-Niort, avec le célèbre refrain "Donne-moi ton cœur baby" de la musique "Femme like U" du chanteur K-maro, suivie d'un second affichage – plus sérieux : "Le don d'organes, tous donneurs, parlez-en avec vos proches". Objectif ? Afficher son engagement en faveur du don d'organes, dont la Journée nationale de réflexion se tient ce lundi, et surtout, sensibiliser le grand public à un sujet difficile à aborder. "Nous voulions suivre l’exemple de la commune de Saint-Maxire, qui est ville ambassadrice du don d’organes dans les Deux-Sèvres", précise Yohan Burguière, au média local. 

Car le sujet du don d'organes et de greffe demeure un sujet sensible sur lequel il peut être difficile de démarrer une discussion, même pour un professionnel de santé. "En six ans de pratique, aucun ne m'a jamais posé de question à ce sujet, confie le médecin. On connait tous les messages nationaux mais je crois que les gens ne sont pas réellement informés". Tout comme sa propre formation de médecin, glisse-t-il.  

 

Focus

Un don pour sept vies

Dans un communiqué publié ce 22 juin, l'ARS Hauts-de-France a tenu à rappeler l’importance d’exprimer clairement à ses proches sa position sur le don, ce dernier permettant de sauver jusqu’à 7 vies, plus de 70.000 personnes vivent grâce à une greffe, tandis qu’environ 23.000 patients restent en attente. En France, chacun est considéré comme donneur par défaut, mais les équipes médicales consultent toujours l’entourage, d’où la nécessité d’en parler en amont.

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