Le cabinet éphémère de Val Suran n’est pas le premier de ce type dans le département. Déjà avant la crise sanitaire, lorsque la commune de Saint-Claude avait été confrontée à une carence de médecins, "nous avons ouvert un cabinet éphémère", explique Jean-François Louvrier. Une réunion avait d’abord été organisée avec les praticiens installés sur le territoire, pour s’assurer de l’opportunité de la mesure et de la non-concurrence. Dès le projet acté, le président du Conseil départemental de l'Ordre des médecins avait immédiatement écarté l’idée de demander aux médecins retraités d’intervenir en libéral, car "cela leur aurait demandé de nombreuses démarches administratives", se souvient-il. Il les a pensés salariés d’une structure.
Amellis Mutuelle a alors rejoint l’aventure pour les salarier, fournir le matériel et s’occuper de la logistique. De son côté, l’Ordre s’est chargé de recruter des médecins volontaires et la commune, de trouver un local. Le même modèle a été dupliqué à Bois-d’Amont mais, dès que des médecins se sont installés dans ces villages, les cabinets éphémères ont fermé leur porte.