Que risque un pédicure-podologue s'il ne respecte pas les termes de son contrat de collaboration ?
[L'Ordre des pédicures-podologues vous répond...]
D'abord les faits : un contrat de collaboration liait deux pédicures-podologues et prévoyait classiquement une clause de non-concurrence (délimitée dans le temps et l'espace) et un préavis de rupture (fixé à deux mois). Cependant, la collaboratrice a rompu le contrat avec effet immédiat, sans respecter le préavis fixé. Elle a, en outre, signé juste avant son départ une convention directe avec l'Ehpad où elle intervenait jusqu'alors pour le compte de sa titulaire. Au-delà de la rupture de contrat, la juridiction ordinale a retenu une violation de l'article R4322-62 du code de la santé publique, qui impose des rapports de bonne confraternité. Qualifiant le comportement de cette collaboratrice de "particulièrement léger et désinvolte", la chambre disciplinaire nationale a prononcé une interdiction d'exercer de quinze jours ferme.
Attention donc : une faute contractuelle peut justifier une sanction disciplinaire dès lors qu'elle porte atteinte à la dignité ou à la confraternité de la profession. Si le collaborateur est libéral et indépendant, il reste soumis au respect des clauses signées et au code de déontologie.
