Droit et gestion

Droit

Taxes foncières, relations avec les Ordres professionnels, responsabilité pénale, questions relatives à l’immobilier ou la gestion des locaux, statuts d’une société, refus de soins, fiscalité et retraite… Un éclairage juridique sur les questions relatives à votre pratique individuelle ou collective.

Notre Expert
expert-image
Nicolas Loubry
Juriste

Juriste spécialisé en droit de la santé, ancien responsable du département de protection juridique au sein du Groupe MACSF, auteur de plusieurs ouvrages, guides et articles sur la gestion du cabinet médical, sur les questions déontologiques, juridiques et fiscales que se posent les professions médicales.

Fidèle collaborateur du Concours Médical depuis de nombreuses années, Nicolas Loubry a une connaissance et une expertise des problématiques rencontrées par les professionnels de santé en matière d'installation, de modes d'exercice, de gestion, de responsabilité ou d'assurances.

Vous avez une question relative à votre exercice, la gestion des locaux, vos droits et devoirs... ? Notre expert vous répond.

L'expert vous répond

Expert
Réglementation de la profession

Un pharmacien est-il autorisé à prolonger une ordonnance renouvelable périmée ?

- 6 février 2025 -

Selon l'article R5211-74 du code de la santé publique, modifié par un décret n° 2024-1070 du 26 novembre 2024, les pharmaciens sont désormais autorisés à prolonger les ordonnances renouvelables périmées de moins d'un mois, prescrites pour des traitements chroniques ou des dispositifs médicaux. Cette prolongation exceptionnelle, visant à éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, est limitée à un mois renouvelable trois fois. Le pharmacien doit informer de la délivrance le médecin prescripteur dès que possible, par messagerie sécurisée, ou par tout autre moyen garantissant la confidentialité des informations.

Rémunération & fiscalité

Un chirurgien-dentiste doit-il faire signer un devis à ses patients en vue de la réalisation d'actes prothétiques ?

- 29 janvier 2026 -

Dans un arrêt du 12 juin 2024, le Conseil d'État a qualifié de faute, au sens de l'article L145-1 du code de la sécurité sociale, le fait pour un chirurgien-dentiste d'avoir plusieurs fois omis de faire signer un devis à ses patients assurés sociaux, en vue de la réalisation d'actes prothétiques. Selon cet article, les fautes, abus, fraudes et tous faits intéressant l'exercice de la profession de chirurgien-dentiste, à l'occasion des soins dispensés aux assurés sociaux, sont soumis à la section des assurances sociales du Conseil de l'ordre. Aux termes des articles L1111-3, L1111-3-2 et R4127-240 du code de la santé publique et des dispositions issues de la Convention nationale des chirurgiens-dentistes libéraux, l'absence de devis daté et signé par le praticien et l'assuré ou son représentant, est condamnable et sanctionnable.

Réglementation de la profession

Des massages de confort, à but non thérapeutique, relèvent-ils du monopole des masseurs-kinésithérapeutes ?

- 29 janvier 2026 -

Comme l'a rappelé la Cour de cassation dans plusieurs arrêts (17 septembre 2024, 29 juin 2021...), les massages à but non thérapeutique, comme les massages californiens, ne relèvent pas du monopole des masseurs-kinésithérapeutes, au motif notamment que la compétence exclusive de ces professionnels de santé est restreinte aux massages à but thérapeutique. Et la Cour de cassation de rappeler que "le massage de relaxation ou de bien-être n'est pas une pratique définie par l'article R.4321 du code de la santé publique, qui vise un acte réalisé de façon manuelle, notamment à des fins de rééducation, dont le but est de prévenir l'altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu'elles sont altérées, de les rétablir ou d'y suppléer". Le massage "bien-être" n'est pas défini pour autant et pourra toujours donner lieu à discussion sur sa finalité thérapeutique ou non.

Exercice médical

Une infirmière volontaire ayant validé la formation obligatoire pour rédiger un certificat de décès peut-elle établir tout certificat de décès ?

- 29 janvier 2026 -

Les conditions d'exercice de cette nouvelle compétence sont encadrées et limitées par deux décrets, n° 2025-370 et 371 du 22 avril 2025, et par un arrêté du même jour. C'est ainsi qu'une infirmière volontaire ayant validé sa formation ne pourra établir un certificat de décès que si la personne décédée est majeure, que le caractère violent de la mort peut être formellement exclu et que le décès est survenu en dehors de la voie publique ou d'un lieu ouvert au public. Dans ces hypothèses, l'infirmière devra contacter un médecin ou les services d'aide médicale urgente. Si elle ne parvient pas à établir seule les causes du décès, l'infirmière pourra également faire appel à l'expertise d'un médecin.

Réglementation de la profession

Un confrère empêché d'exercer pour des raisons de santé me demande de tenir son cabinet pendant sa période d'indisponibilité. En ai-je le droit ?

- 29 janvier 2026 -

Comme le rappelle l'article R4127-89 du code de la santé publique, s'il est interdit à un médecin de faire gérer son cabinet par un confrère, le conseil départemental de l'Ordre peut autoriser, pendant une période de trois mois, éventuellement renouvelable une fois, la tenue par un médecin du cabinet d'un confrère empêché pour des raisons de santé sérieuses de poursuivre son activité. Dans la mesure où votre confrère n'a pu organiser son remplacement, il peut demander à son conseil départemental une autorisation de tenue de poste consistant à mettre son cabinet à la disposition d'un confrère inscrit au Tableau, qualifié dans la même spécialité, qui exercera en son nom et avec ses propres documents professionnels. Vous percevrez personnellement les honoraires inhérents à votre activité au sein de ce cabinet et reverserez à votre confrère titulaire du cabinet un montant correspondant aux charges des locaux et de l'installation professionnelle (charges locatives, de secrétariat...). Toutes ces dispositions devant être précisées dans un contrat à communiquer à l'Ordre. Indépendamment de ces démarches, et si vous êtes désigné pour assurer la gestion du cabinet de votre confrère, vous devrez vous rapprocher de la caisse d'implantation de ce cabinet pour vous enregistrer et vous voir attribuer un identifiant vous permettant de facturer vos actes auprès de l'Assurance maladie. Vous serez considéré, pendant cette période, comme conventionné et ne pourrez appliquer que les tarifs opposables, quel que soit le secteur conventionnel de votre confrère empêché.

Réglementation de la profession

Exerçant en maison de santé, je souhaite prendre, à mes côtés, un médecin collaborateur libéral. Celui-ci doit-il adhérer personnellement à la convention médicale ?

- 7 janvier 2026 -

Tout médecin collaborateur libéral doit adhérer personnellement à l'actuelle convention médicale. Il doit ainsi effectuer les démarches nécessaires auprès de sa caisse pour se faire enregistrer et attribuer un identifiant, qui lui permettra de facturer ses actes. Il devra informer sa caisse de l'identité du(ou des) médecin(s) titulaire(s) du(ou des) cabinet(s) au sein desquels il compte exercer comme collaborateur.

Rémunération & fiscalité

Un chirurgien-dentiste doit-il faire signer un devis à ses patients en vue de la réalisation d'actes prothétiques ?

- 7 janvier 2026 -

Dans un arrêt du 12 juin 2024, le Conseil d'État a qualifié de faute, au sens de l'article L145-1 du code de la sécurité sociale, le fait pour un chirurgien-dentiste d'avoir plusieurs fois omis de faire signer un devis à ses patients assurés sociaux, en vue de la réalisation d'actes prothétiques. Selon cet article, les fautes, abus, fraudes et tous faits intéressant l'exercice de la profession de chirurgien-dentiste, à l'occasion des soins dispensés aux assurés sociaux, sont soumis à la section des assurances sociales du Conseil de l'ordre. Aux termes des articles L1111-3, L1111-3-2 et R4127-240 du code de la santé publique et des dispositions issues de la convention nationale des chirurgiens-dentistes libéraux, l'absence de devis daté et signé par le praticien et l'assuré ou son représentant est condamnable et sanctionnable.

Notre Expert
expert-image
Nicolas Loubry
Juriste

Juriste spécialisé en droit de la santé, ancien responsable du département de protection juridique au sein du Groupe MACSF, auteur de plusieurs ouvrages, guides et articles sur la gestion du cabinet médical, sur les questions déontologiques, juridiques et fiscales que se posent les professions médicales.

Fidèle collaborateur du Concours Médical depuis de nombreuses années, Nicolas Loubry a une connaissance et une expertise des problématiques rencontrées par les professionnels de santé en matière d'installation, de modes d'exercice, de gestion, de responsabilité ou d'assurances.

RETOUR HAUT DE PAGE