Droit et gestion

Droit

Taxes foncières, relations avec les Ordres professionnels, responsabilité pénale, questions relatives à l’immobilier ou la gestion des locaux, statuts d’une société, refus de soins, fiscalité et retraite… Un éclairage juridique sur les questions relatives à votre pratique individuelle ou collective.

Notre Expert
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Nicolas Loubry
Juriste

Juriste spécialisé en droit de la santé, ancien responsable du département de protection juridique au sein du Groupe MACSF, auteur de plusieurs ouvrages, guides et articles sur la gestion du cabinet médical, sur les questions déontologiques, juridiques et fiscales que se posent les professions médicales.

Fidèle collaborateur du Concours Médical depuis de nombreuses années, Nicolas Loubry a une connaissance et une expertise des problématiques rencontrées par les professionnels de santé en matière d'installation, de modes d'exercice, de gestion, de responsabilité ou d'assurances.

Vous avez une question relative à votre exercice, la gestion des locaux, vos droits et devoirs... ? Notre expert vous répond.

L'expert vous répond

Expert
Responsabilité légale

La naissance d'un enfant avec un handicap non décelé pendant la grossesse peut-elle engager la responsabilité de l'établissement de santé ?

- 1 avril 2026 -

Dans un arrêt du 3 juillet 2025, le Conseil d'État a considéré que l'absence d'information sur les risques liés à la présence d'un hydramnios modéré mis en évidence lors de l'échographie alors que ce diagnostic "révélait un risque non négligeable d'existence ou d'apparition d'une pathologie grave du foetus" constituait une faute caractérisée pouvant engager la responsabilité de l'établissement de santé.

Gestion du personnel

Un Ehpad peut-il sanctionner une infirmière à la suite d'un signalement rapportant des actes de maltraitance physique et verbale ?

- 1 avril 2026 -

Dans une décision du 19 août 2025, le Conseil d'État a donné raison au conseil de discipline d'un Ehpad pour avoir sanctionné une infirmière affectée à cet établissement, après avoir considéré que cette infirmière, étant donné sa fonction, devait avoir connaissance du fait que maltraiter et brutaliser des patients constituaient un manquement à son devoir professionnel.

Réglementation de la profession

Lorsqu'il compte cesser définitivement son activité dans le lieu où il exerce aujourd'hui, un médecin doit-il prévenir l'ARS ?

- 1 avril 2026 -

Selon l'article L4113-15 du code de la santé publique, les médecins mais aussi les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes exerçant à titre libéral et conventionnés doivent communiquer, à l'agence régionale de santé (ARS) et au Conseil de l'ordre dont ils relèvent, leur intention de cesser définitivement leur activité dans le lieu où ils exercent, au plus tard six mois avant la date prévue pour la cessation de cette même activité. Les centres de santé employant ces mêmes professionnels de santé sont également soumis à ces obligations dès l'instant où l'un de ces professionnels entend cesser de manière définitive son activité dans ce centre. Cette information obligatoire a pour objectif de mieux gérer la pénurie de certains professionnels de santé et leur inégale répartition sur le territoire, en anticipant de nouveaux recrutements, notamment lorsqu'un médecin n'est pas remplacé. L'agence régionale de santé, avec les municipalités concernées, peut ainsi chercher à améliorer ou réorganiser l'offre de soins sur le territoire concerné.

Responsabilité légale

Une infection au Covid-19 contractée par un patient à l'hôpital est-elle une infection nosocomiale ?

- 10 mars 2026 -

Selon un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 30 septembre 2025, une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient, et qui n'était ni présente ni en incubation au début de celle-ci, présente un caractère nosocomial, sauf à pouvoir démontrer qu'elle a une autre origine que la prise en charge. Et la cour de Paris d'en conclure que l'infection au Covid-19 contractée par un patient à l'hôpital, à l'occasion de sa prise en charge, présente un caractère nosocomial et que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) ne saurait s'exonérer de son obligation d'indemnisation.

Réglementation de la profession

Notre maison de santé peut-elle interdire à nos patients d'utiliser leur téléphone portable dans notre salle d'attente ?

- 10 mars 2026 -

Vous pouvez afficher une consigne, claire et visible, à l'entrée et dans votre salle d'attente, invitant vos patients et les personnes accompagnantes à ne pas prendre d'appels, à mettre leur téléphone en mode silencieux, pour ne pas gêner les autres personnes présentes. Il peut être utile de mettre à la disposition de votre patientèle des magazines récents et en bon état, pour occuper leur attente, notamment si vous deviez avoir du retard dans le déroulé de vos consultations.

Responsabilité légale

Un patient, victime d'une fracture de l'humérus à l'occasion d'une séance de rééducation, peut-il engager la responsabilité de son kinésithérapeute en réparation de son préjudice corporel

- 10 mars 2026 -

Dans un arrêt du 8 janvier 2025, la cour d'appel de Bastia a tenu à rappeler que la déclaration de sinistre faite par ce praticien auprès de son assureur ne revêtait pas les caractéristiques d'une reconnaissance de sa responsabilité de sa part, après avoir rappelé que "l'anormalité du préjudice subi ne peut à elle seule induire une faute du kinésithérapeute".

Responsabilité légale

Un médecin peut-il être condamné s'il méconnaît une obligation vaccinale et porte sur le carnet de santé de son patient la mention mensongère d'une vaccination ?

- 10 mars 2026 -

Un médecin a été déclaré coupable du chef de mise en danger de la vie d'autrui et condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis ainsi qu'à une interdiction définitive d'exercer la médecine pour avoir méconnu l'obligation vaccinale prévue à l'article L3111-2 du code de la santé publique et porté sur le carnet de santé de son patient la mention mensongère d'une vaccination. Saisie en dernier recours par ce praticien, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, dans un arrêt du 28 octobre 2025, après avoir souligné "qu'en attestant mensongèrement d'une injection à laquelle il n'avait pas procédé de manière effective, le médecin avait méconnu de manière manifestement délibérée l'obligation particulière de prudence et de sécurité imposée par l'article L3111-5 du code de la santé publique".

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Nicolas Loubry
Juriste

Juriste spécialisé en droit de la santé, ancien responsable du département de protection juridique au sein du Groupe MACSF, auteur de plusieurs ouvrages, guides et articles sur la gestion du cabinet médical, sur les questions déontologiques, juridiques et fiscales que se posent les professions médicales.

Fidèle collaborateur du Concours Médical depuis de nombreuses années, Nicolas Loubry a une connaissance et une expertise des problématiques rencontrées par les professionnels de santé en matière d'installation, de modes d'exercice, de gestion, de responsabilité ou d'assurances.

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