Un masseur-kinésithérapeute peut-il être interdit d'exercice pour avoir exercé une activité professionnelle dangereuse ?
Le Conseil d'État, dans un arrêt du 9 février 2023, a confirmé la décision prise par la section des assurances sociales du Conseil national de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes de condamner un masseur-kinésithérapeute à six mois d'interdiction de dispenser des soins aux assurés sociaux, dont trois mois assortis du sursis. Il était reproché à ce praticien d'avoir exercé une activité professionnelle dangereuse et constitutive de fautes, abus ou fraudes, notamment des actes de cryolipolyse, et d'avoir facturé des actes non réalisés.
