Qui doit apporter la preuve qu'une infection est nosocomiale ?
Comme le rappelle l'article L.1142-1 du code de la santé publique, les établissements de santé dans lesquels sont réalisés des actes de diagnostic, de prévention ou de soins "sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère".
Dans un arrêt du 7 janvier 2026, la Cour de cassation a donné tort à une cour d'appel pour avoir méconnu ce texte et rejeté la demande d'indemnisation formée par un patient au motif qu'il y aurait plusieurs hypothèses s'agissant de l'origine de la contamination par le staphylocoque et que ce patient n'aurait pas apporté la preuve que l'infection était en lien direct et certain avec les soins prodigués par la clinique dans laquelle il avait été hospitalisé. Or, il appartenait à cette clinique, et non au patient, de prouver que son infection n'avait pas été contractée au sein de son établissement.
