Un "article 51" qui s'inscrit pleinement dans les orientations de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. C'est ainsi que le Comité technique de l'innovation en santé (CTIS) a qualifié, dans son avis de juin 2026, l'expérimentation "Go After" qui a été autorisé à la suite de la publication d'un arrêté au Journal officiel ce 26 juin.
Les progrès thérapeutiques ont fortement augmenté la survie des cancers survenus dans l'enfance, l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Cependant, comme le rappelle le cahier des charges, "jusqu’à 80% des patients guéris peuvent présenter une ou plusieurs séquelles à long terme, parfois sévères, et que ces conséquences dépassent largement la seule surveillance oncologique, avec des impacts somatiques, psychologiques, sociaux, scolaires et professionnels". C'est dans ce contexte que l'expérimentation – qui se base sur une prise en charge ville-hôpital avec des parcours personnalisés et la mobilisation de nombreux acteurs (médecins, enseignants en APA, psychologues et psychiatres, assistantes sociales…) – a vu le jour.
Le parcours commence par une phase d’adressage vers le suivi long terme, idéalement à l’issue du suivi oncologique actif. L’inclusion est ensuite structurée en deux temps : une phase d’initiation sur un à trois mois, puis une évaluation initiale médico-psycho-sociale pouvant s’étendre sur six à douze mois selon les situations. Cette étape comprend la récupération du dossier médical, la création du dossier dans LOG-after (logiciel garantissant le suivi et le partage d'informations), la consultation spécialisée, l’évaluation des séquelles et facteurs de risque, puis la restitution au patient et la formalisation d’un Plan Personnalisé de l’Après-Cancer (PPAC). Le dossier intègre également les dimensions psychologiques, sociales et éducatives, avec une implication active de l’infirmière de coordination (Idec) pour coordonner le parcours et faciliter l’adhésion du patient.