Se mettre en selle plutôt qu'en retrait. À partir de demain, 19 septembre, et jusqu'au 3 octobre, 30 patients atteints ou en rémission de cancer donneront le premier coup de pédale du raid "Faut pas crever", au départ de Menton. "Faut pas crever, c'est refuser la fatalité, c'est choisir la vie !", précise le communiqué publié ce vendredi. Au programme : 715 km, 12 étapes et 6 départements traversés jusqu’à Perpignan. Porté par la maison de soins de support La tête et les jambes, créée par l’Institut de communication et d’information sur le cancer (icic), le défi mise sur le collectif et l’activité physique pour accompagner la reconstruction après la maladie et associera patients, aidants, professionnels de santé et bénévoles. 

Des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales, en passant par le Var, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault et l’Aude, les patients participants – accompagnés par leurs aidants, ainsi que par une équipe médicale et des bénévoles – pourront participer à une ou plusieurs étapes. "Nous ne faisons pas que parcourir des kilomètres. Nous racontons une traversée : celle de femmes et d’hommes confrontés à la maladie, mais qui refusent de se laisser définir par elle, indique Stephen Ellis, oncologue et président de l’ICIC dans le communiqué. Les côtes rappellent l’épreuve des traitements. La fatigue, ce corps qu’il faut réapprendre à écouter. Les passages à vide, ces peurs qui surgissent parfois sans prévenir. Mais sur la route, personne ne reste seul. Quand l’un faiblit, le groupe ralentit. Une main se tend. Et l’on repart."

 

Aborder la maladie et l'après différemment

Derrière le nom volontairement provocateur de "Faut pas crever", l’objectif affiché est de proposer une autre manière d’aborder l’après-cancer et la reconstruction. Le raid, dont l'étape la plus courte fera 49,2 km, s’inscrit dans les actions menées par la maison de soins de support, qui accompagne les personnes touchées par le cancer dans leur reconstruction physique, psychologique et sociale. Elle apporte également un soutien aux aidants, présentés par l’association comme des personnes souvent oubliées dans l’épreuve de la maladie. 

Ce raid solidaire est donc présenté comme le prolongement de cette approche. Et est également pensé comme une aventure collective. D'autant que les participants s’entraînent depuis plusieurs mois afin de préparer le parcours. 

 

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