Un pas de côté. C'est ce qu'annonce Stéphanie Rist dans un entretien accordé au Figaro hier soir : "Le doublement annoncé [des franchises médicales, NDLR] n'a pas été compris et a pu apparaître brutal", a déclaré la ministre de la Santé qui a décidé "de faire évoluer [leur] proposition". Le gouvernement renonce donc dans l'immédiat au doublement du plafond des franchises médicales… contrairement à ce que la ministre avait annoncé le 23 juillet dernier, justifiant la mesure comme une nécessité face aux besoins de financement du système de soin.
"Le plafond existe depuis 2005 et n'a jamais été revalorisé, alors que l'inflation a profondément modifié les niveaux de vie et les coûts", précise-t-elle à nos confrères, affirmant que "par rapport à l'évolution du coût de la vie, ce plafond a même en réalité baissé". Son annonce, fin juillet, a donné lieu à des "malentendus", des "caricatures", reconnait-elle, car "certains ont pu croire que les franchises par consultation et par boîte de médicament allaient augmenter, ce qui est faux, ou que la majorité des patients atteindraient automatiquement le plafond, ce qui est faux également ! En moyenne, le coût état estimé à moins de 2 euros par mois pour l'ensemble des Français et à 4 euros pour les patients en ALD". Interrogés par le ministère, les associations de patients, les professionnels de santé et les patients auraient expliqué que "le doublement immédiat du plafond en une seule paraissait excessif. Nous l'avons entendu", détaille la ministre qui assure travailler "désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l'inflation depuis 2005. L'augmentation sera par conséquent nettement inférieure à celle initialement envisagée".