Chez les adolescentes et les jeunes femmes, les hospitalisations en lien avec une tentative de suicide "atteignent des niveaux particulièrement élevés", poursuit le communiqué : +76 % pour les 20-24 ans en cinq ans et +118 % pour les 10-14 ans. "Derrière chaque chiffre, ce sont des enfants, des adolescents et des jeunes en grande détresse que les équipes hospitalières accueillent chaque jour, en ambulatoire comme en hospitalisation complète, malgré des moyens insuffisants", insiste la FHF qui demande "une mobilisation nationale immédiate".
Car près d'un Français sur deux ayant des problèmes de santé mentale dit rencontrer des obstacles dans sa prise en charge, détaille la FHF. Notamment des délais d'attente trop longs pour voir un psychiatre (45%) ou des rendez-vous impossibles à dérocher (38%). Et les jeunes sont encore plus concernés : 79 % des 18-24 ans confrontés à des problèmes de santé mentale ont rencontré au moins une difficulté d'accès aux soins (contre 62 % en moyenne sur l'ensemble de la population) dont 64 % ont subi des délais d'attente excessifs pour accéder à un psychiatre, et 52 % n'ont pas pu obtenir de rendez-vous. Sans compter que 75% de ces jeunes de cette tranche d'âge ont renoncé à consulter "par crainte de ce qu'un professionnel pourrait leur dire".
Comment y remédier ? En janvier 2025, la FHF a formulé des propositions pour "répondre à l'urgence et bâtir l'avenir de la psychiatrie". Ce qui implique, détaillent Arnaud Robinet et Zaynab Riet, respectivement président et déléguée générale de la FHF, "de prendre des mesures concrètes à court et à long termes" et avoir "une vision prospective et ambitieuse". Parmi ces mesures : la création d'une stratégie à dix ans pour la psychiatrie, un rôle renforcé pour les centres médico-psychologiques (CMP), des conditions de travail améliorées ou encore des liens renforcés avec les acteurs de ville, l'aide sociale à l'enfance ou encore l'école…