"Assurance maladie en déroute" et "passage en force du gouvernement". Dans un communiqué publié ce lundi l’Union syndicale des professionnels des centres de santé (USPCS) n'épargne pas la réforme de l’indemnisation des arrêts maladies de 3 ans à 1 an pour les patients qui ne rentrent pas dans le cadre d’une ALD exonérante et qui entrera en vigueur le 15 octobre. Pour les professionnels des centres de santé, qui dénoncent une mesure "injuste" et "indigne", cette décision "n’aura que pour conséquence d’aggraver la précarité des malades". Une réforme injuste donc, car "elle ignore totalement les causes de la dégradation de l’état de santé [et mental] des actifs", et indigne "car elle met en cause la pertinence de l’arrêt de travail pour maladie et fait reposer sur les malades et les prescripteurs les responsabilités du déséquilibre financier de l’Assurance maladie".
Pour rappel, si le changement ne s’appliquera pas indistinctement à tous les arrêts en cours, un petit changement important est à prendre en compte : pour bénéficier d'une nouvelle période d’indemnisation d’un an pour la même affection, il faudra que l’assuré ait repris son travail pendant au moins un an.
Ainsi, l'USPCS "dénonce et rejette fermement cette mesure" et "regrette de voir l’exécutif, à quelques mois des élections présidentielles et contre l’avis des parlementaires, multiplier ses attaques contre les malades en réduisant toujours un peu plus leurs droits, et accélérer ainsi la privatisation de la santé, ouvrant la porte encore plus grande aux systèmes d’assurances privées, au détriment de la Sécurité Sociale solidaire".