Laura* est artiste et enseignante. Il y a trois ans, elle a bénéficié d'un dépistage contre les infections sexuellement transmissibles (IST) au centre de santé sexuelle de Die (Auvergne-Rhône-Alpes). Cette fois, elle revient pour "une levée d'amnésie traumatique" survenue au cours d'une psychothérapie et qui relève de viols "à l'intérieur de [sa] famille, qui avaient été perpétrés sur [elle], enfant". Et c'est "en grande détresse" qu'elle pousse la porte du centre de santé sexuelle. "On m'a tout de suite proposé une tisane, j'ai été reçue, écoutée… et jamais on ne m'a demandé de décliner mon identité, de sortir ma carte vitale… C'était un moment d'accueil inconditionnel. Et ça a été très fort d'être enfin accueillie et écoutée pour ce que j'étais en train de vivre."
Mathilde, elle, a fui – en urgence et avec son fils – le domicile familial pour se protéger de la violence de son conjoint et a trouvé de l'aide auprès du centre de santé sexuelle de Pierrelatte. "Les associations étaient déjà surchargées… (…) J'étais perdue."