"Il y a un manque de médecins dans la ville et le service ici est bon. On a peur d’une fermeture, mais il faut attendre de voir ce que la ville va en faire." Comme les nombreux patients du centre de santé de Choisy-le-Roi, Lydia, retraitée interrogée par Le Parisien, est inquiète. "Le centre est déficitaire, le but du jeu pour la municipalité va être de s’en débarrasser, mais espérer que les médecins resteront." Car dans la ville de 45.000 habitants, la situation du centre de santé préoccupe. En cause, le désengagement de la CPAM dans la cogestion de la structure avec la ville, pour proposer que l’UGECAM (Union pour la gestion des établissements des caisses d’Assurance maladie) s’en empare, comme c’est le cas dans d'autres centres de santé du département. 

Mais, le transfert s'avérant "juridiquement pas possible", détaille Tonino Pavetta, maire de Choisy, la commune a proposé en février 2025, une gestion par la mairie. Seulement, en un an, le centre affiche désormais un déficit annuel de 700.000 euros, un gouffre "intenable", qui revient à la ville, explique l'édile. Pour preuve de son engagement, il rappelle que la ville a acheté un mammographe il y a deux ans, à hauteur de 200.000 euros. "Nous avons fait des contrats, aucun médecin n’a répondu. Le serment d’Hippocrate il est où là-dedans ?", s’interroge l’élu, qui a invité les praticiens à venir à une réunion publique prévue ce soir. Face à cette situation, Tonino Pavetta précise qu’il est prêt, faute de réponses des médecins, à "une gestion libérale". Tout en assurant par ailleurs, adopter les propositions de l’opposition, si elles permettent "d’aboutir au maintien du centre".

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