Deux dispositifs réglementaires ont récemment été publiés – une circulaire relative aux groupements hospitaliers de territoire (GHT) le 29 juillet et un décret relatif aux délégations départementales des agences régionales de santé (ARS) le 1eraoût – en vue d'améliorer l’efficacité territoriale du système de santé. Mais "permettent-ils de mieux adapter l’organisation du système de soins aux besoins ?" C'est la question que pose le think tank Le Cercle de la réforme de l’État dans une tribune publiée le 13 août dernier.

Rappel des faits. En novembre 2025, lors des Assises des départements de France, Sébastien Lecornu avait annoncé que "le temps était venu de réformer en profondeur les ARS", notamment en opérant des transferts de compétences vers les préfets et les conseils départementaux. D'où la publication de ces deux dispositifs réglementaires – et la création des nouveaux comités de l’accès aux soins de premier recours – qui, au final, "alourdissent encore le système existant sans le modifier substantiellement, contrairement à la volonté initiale du Premier ministre", déplore la tribune. Au contraire, il aurait fallu, insiste le cercle de réflexion, "alléger la gouvernance territoriale et clarifier les responsabilités".

Les CPTS, "une opportunité"

Dans les territoires, les réunions de concertation sont "déjà nombreuses", "surchargeant les emplois du temps, complexifiant les prises de décision et diluant en définitive les responsabilités" : réunions institutionnelles des hôpitaux, des Ehpad, des GHT, des groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux, des CPTS, des conseils locaux de santé, des conseils territoriaux de santé, des comités de liaisons divers, des réunions informelles d’échanges de chacun avec des élus… "Il est urgent de débureaucratiser le pilotage du système de santé, de le rationnaliser pour le rendre plus lisible et surtout plus efficace", exhorte la tribune, qui appelle à penser cette réorganisation "à partir du terrain"

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