Au lendemain de la présentation de la feuille de route 2026-2030 sur la Stratégie nationale de santé sexuelle, les associations Sidaction et Aides et le Conseil national du sida des hépatites virales (CNS) s'inquiètent des mesures proposées. Si le CNS salue "la pertinence" et "la cohérence" des objectifs, l'instance indépendante chargée d'éclairer les pouvoirs publics déplore "le choix de ne pas préciser davantage (...) les modalités opérationnelles et les moyens", surtout "dans un contexte d'incertitude, tant politique que budgétaire", précise l'AFP. Le CNS regrette la "quasi-absence" de prise en compte des besoins des victimes de "violences sexistes et sexuelles", ou de "discriminations liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre".
En ce qui concerne le déploiement de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) – qui figure parmi les priorités de la stratégie - le CNS appelle à mieux suivre et évaluer son application, d'autant que ce programme fait l'objet d'un "regain de la contestation par certaines forces politiques", ainsi qu'à des difficultés d'application.
Sidaction s'inquiète aussi des moyens pour appliquer ce programme [Evars, NDLR], "enjeu crucial de santé sexuelle des jeunes".