Le ministère de la Santé a partagé ce lundi 7 septembre - soit 3 jours après la Journée internationale de la santé sexuelle - sa nouvelle feuille de route sur la stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030. Construite de manière conjointe avec les ARS, les associations, les professionnels de santé, les chercheurs et les personnes concernées, celle-ci s’inscrit dans la continuité des "avancées obtenues depuis 2017", précise le communiqué. Parmi celles-ci figurent le déploiement du premier programme national d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars), le renforcement de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse avec l’allongement des délais, la suppression du délai de réflexion et l’élargissement des compétences des sages-femmes, ainsi que l’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG. 

S’y ajoutent l’accessibilité au dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles sans ordonnance et pris en charge à 100% pour les moins de 26 ans, l’élargissement de la primo-prescription de la PrEP, la transformation de la semaine nationale du dépistage en Semaine nationale de la promotion de la santé sexuelle, et la généralisation de la consultation longue en santé sexuelle prise en charge à 100%, sans avance de frais, pour les jeunes de moins de 26 ans. Des avancées qui "ont permis de renforcer l’effectivité des droits et l’accès à la prévention et aux soins. Des défis persistent toutefois : des inégalités sociales et territoriales, les évolutions des pratiques, les transformations liées au numérique et l’émergence de nouveaux phénomènes, parmi lesquels le 'chemsex'", poursuit le communiqué.

La feuille de route 2026-2030 s'articule ainsi sur cinq grandes priorités. La première vise à prévenir plus tôt et mieux tout au long de la vie, en donnant la priorité à une approche globale et positive de la santé sexuelle, fondée sur l’information fiable et l’éducation, notamment via le déploiement effectif de l’Evars, "les jeunes constituant une cible prioritaire". 

Autre priorité : faciliter un accès plus simple, plus lisible et plus équitable à l’offre de santé sexuelle, en améliorant la lisibilité de l’offre pour permettre à chaque personne et à chaque professionnel de santé d’identifier clairement les structures, les professionnels et les dispositifs existants, au plus près de son lieu de vie. Cela se traduit par une meilleure organisation et visibilité de l’offre (CeGIDD, centres de santé sexuelle, médecine de ville), une simplification des parcours et un renforcement des dispositifs "aller-vers", en particulier pour les publics les plus éloignés du système de santé. 

Il s'agit aussi d'accélérer la lutte contre le VIH, les IST et les hépatites virales, la France maintenant son ambition d’éliminier la transmission du VIH à l’horizon 2030, en renforçant le dépistage, la prévention combinée et l’accès aux traitements innovants comme la PrEP. 

Enfin, la stratégie nationale veut garantir l’accès effectif à la contraception et à l’IVG, la feuille de route consolidant cet accès dans une logique de simplification des parcours et d’égalité d’accès sur l’ensemble du territoire. Enfin, la cinquième priorité vise à mieux prendre en compte les vulnérabilités et lutter contre les inégalités, avec une attention renforcée portée aux publics les plus exposés : jeunes, personnes en situation de précarité, personnes en situation de handicap, personnes LGBT+, personnes migrantes, personnes en situation de prostitution. 

 

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