"Grâce à l’exercice coordonné, on a pu monter La Maison Astrolabe telle qu’elle est aujourd’hui", se félicite Delphine Calicis. Déjà, le choix a été fait de "ne pas recréer une unité de soins palliatifs de type hospitalier, avec des professionnels de santé salariés", explique Théo Combes, vice-président de l'association qui porte la structure. Mais de faire un "substitut de domicile", où interviennent des professionnels libéraux (médecins traitants, infirmières, kinés…) qui "se parlent, ont l’habitude de travailler ensemble, de faire des RCP*", étant engagés dans le coordonné. Grand salon ouvert, piano, grandes baies vitrées, salon bibliothèque, jardin extérieur, chemin piétonnier, chambres privatives… La Maison Astrolabe compte une surface totale de 732 m², répondant aux dernières normes BBC (bâtiment basse consommation).

crédit : La Maison Astrolabe
Le patient, poursuit le médecin généraliste, également président de la CPTS Grand Gaillacois et du DAC du Tarn, conserve "le plus possible ses intervenants habituels", en proximité, pour éviter les ruptures. S’il vient de plus loin, des infirmières "locales" prendront la relève, et pour le médecin traitant, cela dépend s’il "veut jouer le jeu" : utiliser l’outil de coordination, faire des téléconsultations assistées...
La maison permet "un accompagnement pluridisciplinaire dans un lieu sécurisé, adapté, en lien avec tous les professionnels de santé de la filière soins palliatifs", précise Delphine Calicis : DAC, équipes territoriales de soins palliatifs, HAD, lits identifiés de soins palliatifs, unités de soins palliatifs... Elle a été conçue comme un maillon supplémentaire de la prise en charge territoriale de ces patients. L’idée étant d’organiser la graduation des soins, les transitions entre le domicile, la maison d’accompagnement, les structures hospitalières, selon l’évolution clinique.