Un flou juridique qui donne du fil à retordre. En moins d'un an, le groupe Celsius santé semble conquérir la capitale. La recette du succès ? La garantie d'obtenir un rendez-vous médical avec un généraliste conventionné secteur 1 en moins de deux jours, "y compris le samedi", indique le site internet de l'entreprise. Une prise en charge rapide qui a un coût : "30 euros de frais de services non remboursés". Pourtant, le groupe assure pratiquer le "tiers-payant intégral par tous les médecins consultés au sein du centre" sur simple présentation de "la carte vitale et de l’attestation de mutuelle à jour pour les patients ne bénéficiant pas de droit du tiers-payant". C'est cette même méthode qui a permis l'ouverture d'un premier "centre médical" en septembre 2025 dans le coquet 9ème arrondissement parisien, puis d'un deuxième en avril dernier en plein cœur du Marais.
Une "success story" qui a retenu l'attention de Lucie Castets, maire du XIIe arrondissement de Paris, où devrait prochainement ouvrir le troisième centre Celsius Santé. "Ce projet porte de nombreux risques, a-t-elle déclaré lors du Conseil de Paris la semaine dernière, il illustre un phénomène que nous devons combattre collectivement : l'installation d'un système de santé à deux vitesses, une santé pour celles et ceux qui peuvent payer, une autre pour les autres." L'élue de gauche en a profité pour présenter un texte, adopté à l'unanimité, visant à suspendre l'ouverture du centre médical le temps que des contrôles soient réalisés par l'ARS et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, notamment sur la transparence de l'offre tarifaire et l'accès aux soins, rapporte Le Parisien.