"Les 400 à 600 centres de soins non programmés (CSNP) – et donc sans rendez-vous - qui se sont développés en France ces dernières années nécessitent un cadre législatif et réglementaire renforcé", préconise un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) rendu public hier, 10 février. La mission, qui propose plusieurs pistes d’encadrement pour structurer cette offre émergente et préserver la cohérence territoriale du système de santé, souligne le risque que ces structures, souvent concentrées dans les zones urbaines et attractives, ne creusent davantage les inégalités d’accès aux soins, au détriment des territoires ruraux et des populations vieillissantes.
"Dans un contexte de pénurie de médecins, il serait en effet préoccupant de soutenir des modèles qui peuvent trouver une patientèle aisée et urbaine, alors même que des besoins sont importants dans des zones rurales, ou au service d'une population vieillissante" qui a besoin de "véritables médecins traitants", souligne le rapport de 95 pages.