C'est un dispositif "unique au monde et propre au système de soins français", et les 182 plateformes de coordination et d’orientation (PCO) en activité sur le territoire jouent "un rôle essentiel" dans l’accès au diagnostic et à l’accompagnement précoce des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, assure l'Anap dans un communiqué de presse publié hier, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Car elles permettent aux enfants de 0 à 12 ans de bénéficier d’un parcours coordonné, sans aucun reste à charge pour les familles. Pour autant, dans certains territoires, le repérage reste encore trop tardif et les délais d’admission élevés, déplore l'Anap. 

Pour que "les enfants et les familles aient la même qualité de réponse, quel que soit le territoire concerné", assure Étienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, l'Anap met à disposition des PCO une boite à outils comprenant une fiche repère (pour clarifier les rôles, les responsabilités et les attendus de chaque fonction au sein de la plateforme), un logigramme (qui simplifie les étapes du traitement des dossiers, depuis l’adressage par le médecin traitant jusqu’à la fin de parcours, une check-list de points de repère (pour prévenir les dysfonctionnements) et un outil de simulation (pour adapter l’organisation de la plateforme à son contexte). 

Processus d’admission, suivi et coordination des parcours, repérage précoce et animation du réseau… Des webinaires destinés aux professionnels des PCO seront aussi proposés entre juin et octobre 2026 afin accompagner l’appropriation des préconisations et l’utilisation des outils. 


Au 31 décembre 2024, les 163 plateformes alors installées avaient mobilisé 724 ETP et généré un coût annuel de 71 millions d'euros. Depuis 2019, plus de 140.000 enfants ont été orientés vers les PCO, précise l'Anap qui met en lumière des leviers d'amélioration pour continuer à réduire l'âge moyen de repérage : clarifier les lignes de conduite, les partager et ajuster le cahier des charges ; formaliser un fonctionnement en guichet unique ; expliciter les cibles d'activité – car le nombre d’enfants à suivre pour un coordonnateur de parcours n’est pas explicitement défini dans les objectifs des PCO, ni suivi dans les indicateurs nationaux, précise l'Anap – ; ou encore, mieux outiller les PCO et accompagner celles en difficulté. 

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