L’exposition aux perturbateurs endocriniens étant "l’une des orientations" de l’Assurance maladie, la CPTS Penthièvre organise, le 17 novembre prochain à Ploufragan, une journée pour "enclencher une dynamique positive, décloisonner notre approche en l’ouvrant aux décideurs, aux administratifs et aux soignants hospitaliers ou en exercice coordonné dans le but commun de réduire leur exposition" , précise Clément Beurel, son président. Les quatre thématiques au programme – légitimer, s’engager, agir ensemble et décloisonner – visent ainsi à "faciliter les relations, mettre en réseau les acteurs qui agissent dans la santé environnementale et lever les freins pour passer à l’action", poursuit Anthony Legobien, coordinateur de la CPTS porteuse du projet aux côtés de l’ARS Bretagne, du Réseau environnement santé et de la CPAM.

Zoom sur trois initiatives qui permettent de développer, sur le territoire breton, "[cette] dynamique collective et décloisonnée".

 

Favoriser la coopération entre CLS et CPTS ?

Les perturbateurs endocriniens, levier de coopération entre contrat local de santé (CLS) et CPTS ? Le CLS du Pays de Brest a créé, en juin 2025, après un diagnostic de santé environnementale, un groupe de travail sur les perturbateurs endocriniens qui a permis de faire émerger des actions. "L’objectif est de savoir qui fait quoi sur le territoire, de connaître ce qui fonctionne et ce qui est mutualisable, souligne Lucie Kermagoret, sa coordinatrice. Le CLS mène un travail de partenariat avec les collectivités dans une temporalité longue avec une connaissance fine du territoire et des démarches en cours. Et mon rôle est de créer des dynamiques territoriales autour des besoins de santé en m’adaptant à chacune des six CPTS."

Apprendre à se connaître, à travailler ensemble et se retrouver sur une même thématique, tout cela crée une dynamique positive.  Au sein de la CPTS Brest Santé Océane, Bernard Havaux, son vice-président, a porté le sujet des perturbateurs endocriniens, et Lénaïg Abily-Donval, pédiatre au centre régional de pathologies professionnelles et environnementales du CHU de Brest, formatrice Nesting et adhérente à la CPTS, a fait le lien avec le CLS. Les libéraux et le CLS, ce sont "deux mondes qui ne sont pas destinés à travailler avec les mêmes interlocuteurs, confie Bernard Havaux. Mais si nous souhaitons faire quelque chose d’important, il faut se mettre autour de la table. Le CLS apporte la logistique, l’organisation, les contacts nécessaires, et la CPTS, le contenu scientifique". Et ça marche ! D’autant que le groupe de travail santé environnementale de la CPTS, qui a vu le jour en février, est dynamique. 

"On a trois axes de travail, précise Pauline Rébulard, directrice de la CPTS en charge du projet santé environnementale. Un projet d’ordonnances vertes à compter de 2027, des actions auprès du grand public et des professionnels de santé mais aussi une réflexion pour co-construire une formation pour les élus avec le CLS, qui a une vision détaillée des dynamiques sur le pays de Brest."

 

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