Article publié dans Concours pluripro, avril 2026
 

"La santé environnementale est inscrite dans notre convention d'objectifs de gestion pour la période 2023-2027. Dans un premier temps, la prévention porte sur l'exposition aux perturbateurs endocriniens et notamment aux phtalates pendant la période des 1 000 premiers jours en ciblant prioritairement les femmes enceintes", précise Laurène Iztueta, chargée de projet en éducation à la santé et santé environnementale à la CPAM de Rouen-Elbeuf-Dieppe, lors d'un webinaire à destination des futurs parents et parents de jeunes enfants, le 17 mars dernier. Le cadre national de ce plan des 1 000 premiers jours a permis de former et de recruter en vue de déployer des actions de prévention en direction des assurés. Dans le département de Seine-Maritime, l'équipe s'est ainsi étoffée, passant d'une à quatre personnes.

L'exposition aux polluants pendant la période des 1 000 premiers jours a une incidence sur la mère et la santé de son enfant et peut entraîner des répercussions réelles à l'âge adulte et être à l'origine du déclenchement de maladies chroniques, voire de pathologies plus lourdes, comme les cancers hormonodépendants (sein, prostate)... "On considère désormais la santé de manière transversale, avec une approche One health, poursuit Laurène Iztueta. On aborde de plus en plus les sujets par la prévention, en sensibilisant aux facteurs environnementaux globaux."

 

"Aérer plutôt que désodoriser"

Destiné aux femmes enceintes et aux jeunes parents jusqu'aux 2 ans de l'enfant, le webinaire vise avant tout à dédramatiser la situation, qui peut être anxiogène. "Notre axe est de repérer les polluants intérieurs, d'expliquer, de montrer que des actions simples peuvent être mises en place rapidement au quotidien sans surcoût financier", précise Audrey Boclet-Lepiller, également chargée de projet en éducation à la santé et santé environnementale à la CPAM.

La séquence commence par un quiz, puis, grâce à la projection d'un plan de maison, Audrey Boclet-Lepiller passe en revue les différentes pièces et les sources de polluants possibles. "Il est important de faire comprendre qu'un polluant en moins, c'est une chance en plus. Cela réduit la pression sur l'organisme et limite le seuil critique de déclenchement de la maladie ou de la pathologie chronique. La bonne nouvelle, c'est que les futurs parents disposent d'un pouvoir d'agir, certains polluants s'éliminant rapidement du corps."

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