Engagée en matière de respect de l’environnement, la CPTS Champsaur-Valgaudemar (Hautes-Alpes) a présenté, fin août, les résultats d'un diagnostic en santé environnementale sur ce territoire comptant un peu plus de 11.500 habitants et situé en zone rurale et de montagne. La démarche a été financée par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Paca qui a permis le recrutement de mars à août d’une étudiante en master*. "L’objectif a été d’identifier les facteurs de risque pour la santé les plus présents sur notre territoire, les ressources localement pour agir, les acteurs déjà mobilisés, et ensuite de déterminer les pistes d’actions pour les années à venir", souligne Hélène Béguin, coordinatrice de la CPTS. "C’est une adaptation à notre territoire plus précise, plus fouillée qui a permis d’affiner les thématiques choisies", assure pour sa part Sophie Schmit, présidente de la CPTS et médecin généraliste à la MSP du Champsaur.


crédit : Alliance santé planétaire 

Ce diagnostic en santé environnementale est intervenu à la suite d'une réflexion préparatoire menée dès 2025 par la CPTS qui a alors inscrit l’approche "Une seule santé" dans son projet de santé 2026-2030. "Notre but est d’impulser une réelle dynamique avec les professionnels de santé mais aussi de créer des liens avec d’autres acteurs comme les élus, les associations, les vétérinaires, les gestionnaires de milieux naturels, poursuit la coordinatrice. De manière concomitante au diagnostic, nous avons créé un groupe Santé environnementale au sein de la CPTS qui compte une dizaine de personnes dont six médecins généralistes. Il permet d’avancer de manière collective et construite." 

Ordonnances vertes et protocoles ménage

Le diagnostic a fait ressortir quatre axes prioritaires, détaille Hélène Béguin : alimentation et agriculture ; urbanisme et aménagement ; air intérieur ; et santé animale, zoonoses et maladies vectorielles. "À cela s’ajoute l’axe transversal de réduction de l’impact du système de santé local sur l’environnement, poursuit la coordinatrice. Un aspect qui est davantage travaillé à l’échelle du cabinet...Ce n'est pas là que la CPTS apporte une réelle plus-value."

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