Article publié dans Concours pluripro, octobre 2026
 

L'année de docteur junior (DJ) "vise à susciter de l'envie et des vocations (...) L'occasion de découvrir le monde libéral mais également l'exercice coordonné au sein des MSP et centres de santé, dans les structures de groupe, de collectivité". L'objectif sera de "transformer l'essai et [de] donner vraiment envie au docteur junior de s'installer", a assuré Julie Pougheon, adjointe au directeur général de la DGOS du 65e Congrès national des centres de santé, début octobre. Session explicative pour les CDS, guide pratico-pratique pour les MSP... Pourtant, le dispositif suscite toujours plusieurs interrogations. Le point avec Julie Chastang, médecin généraliste au CMS de Fontenay-sous-Bois, maîtresse de conférences à Sorbonne Université et vice-présidente du Collège de la médecine générale.

• Ni remplaçant, ni assistant, ni interne... quel statut pour le DJ ?

C'est un étudiant de troisième cycle qui exerce la médecine dans un régime d'autonomie supervisée. Il n'est ni un interne classique ni un médecin à temps plein titulaire du DES... Il reste un étudiant rattaché administrativement à son CHU. Pendant cette phase de consolidation, le DJ est inscrit sur un tableau spécial de l'Ordre des médecins, car c'est un médecin en formation. Et il doit se présenter comme tel au patient. On parle d'"autonomie supervisée" : cette supervision va amener progressivement vers de la mise en autonomie, dans la continuité du stage de niveau 2 en Saspas, vers un statut plus professionnel. Sans compter que l'objectif est de mieux les installer dans la vie professionnelle.

• Pamsu ou DJ : qui est responsable des actes ?

Le DJ est salarié par le CHU, il est donc sous la responsabilité administrative de l'hôpital, sauf pour des fautes détachables du service. Il prescrit sous son nom propre et il exerce par délégation et sous la responsabilité du praticien agréé maître de stage des universités (Pamsu), qui est chargé de le conseiller, de l'accompagner dans les actes qu'il réalise seul et éventuellement de prendre en charge toute situation à laquelle il ne pourrait répondre en autonomie. Cette supervision doit être réelle : le MSU doit pouvoir être sollicité à tout moment. Et s'il n'est pas joignable, c'est lui qui engage sa responsabilité.

Il y a peu de jurisprudence et sur ce statut original de DJ. On en attend pour pouvoir éclairer cette question.

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