Pour sa 65ème édition, le congrès national des centres de santé qui prendra place à l'Asiem dans le 7ème arrondissement de la capitale les 8 et 9 octobre prochains, a fait le choix "d'aller vers l'avenir", comme l'a dévoilé Frédéric Villebrun, médecin généraliste dans le Val-de-Marne et co-président de l'USPCS (qui fêtera par ailleurs ses 80 ans cette année). "Un avenir en questionnement et assez incertain pour tous en ce moment", précise-t-il, d'où le choix de cet intitulé pour cette année : "les centres de santé face aux défis de demain !". 

En ces temps troublés, l'union syndicale a donc organisé un programme "résolument tourné vers l'avenir" mais avec "beaucoup de variétés et de choix dans l'ensemble des sessions", précise le généraliste. La table ronde d'ouverture, à laquelle prendra part Hélène Colombani, présidente de la Fédération nationale des centres de santé (FNCS), portera sur le rôle des centres de santé dans la cohésion sociale et réunira entre autre, Arnaud Bontemps, président de la coopérative communautaire "La place santé", Marine Combourg, chirurgienne-dentiste et co-présidente de l'USPCS et Laïla Legsayer, co-présidente de Co'santé. "Nous pouvons dire que le congrès s'ouvrira sur la cohésion sociale et se terminera par une interrogation et une discussion sur le financement", dévoile Hélène Colombani. 

"Ce n'est pas anodin puisqu'il s'agit de mettre en lumière ce que les centres de santé peuvent apporter dans la prise en charge globale des patients et, d'insister sur ce qui manque aux gestionnaires et aux équipes de ces structures pour financer tous ces besoins." Plusieurs personnalités sont attendues sur la table ronde clôture qui portera sur "le financement des centres de santé : un enjeu de santé publique", notamment Thomas Fatôme, directeur général de la Cnam, mais aussi Hugo Gilardi de la DGOS, Pascal Gendry, co-président d'AVECsanté, ainsi qu'un représentant du collectif Secpa. Cécile Lambert, désormais ex rapporteure du dispositif article 51 et qui devait participer à la table ronde, sera remplacée par Julie Bouscaillou, membre de l'équipe nationale du dispositif. "Le but sera de mettre en avant l'intérêt de relier l'organisation des soins, l'accompagnement sur la précarité, le pluripro et la prévention afin de réfléchir avec l'ensemble des intervenants aux financements actuels et à ce qu'il faudrait faire avancer", précise la présidente de la FNCS. 

 

Des "sujets phares" et de nouveaux focus

"Il y a bien sûr les thèmes phares et sociétaux que sont le handicap, l'intelligence artificielle et la santé environnementale", poursuit Marine Combourg. "Sur l'écologie, il y aura une table ronde et un atelier qui seront en lien." Petit changement cette année, "il n'y aura pas une mais bien deux communications orales sur les initiatives en santé", précise la co-présidente qui ajoute que cela "avait été fortement plébiscité par les participants en 2025". Il y aura également "un focus à la fois sur les usagers et les équipes en centre de santé, la santé des enfants et sur la partie bucco-dentaire au sens large", ajoute Frédéric Villebrun. "Cette année, il y a également un nouveau volet consacré à l'autonomie, un sujet assez peu couvert jusqu'ici, mais aussi sur la médiation transculturelle, le traumatisme vicariant, sur les troubles sexuels et même sur le trouble pédophile qui sera détaillé dans un atelier", indique le co-président de l'USPCS. "Il y aura un focus sur la création d'une nouvelle fédération pour la recherche en soins primaires." 

Point fort du congrès, la présentation des résultats d'une enquête sur les pratiques infirmières en centre de santé, réalisée auprès de 150 infirmières en 2025.  

 

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