Infirmière "expertes" créées par décret en 2018, les IPA sont diplômées d'un master et censées participer, grâce à leurs compétences étendues, au suivi d'une population vieillissante, atteinte de maladies chroniques et aux parcours de soins complexes, dans un pays qui manque de médecins. Une pratique qui devait concerner 1 à 3% des effectifs, selon l'exécutif, soit 6.000 à 18.000 IPA. Aujourd'hui, 3.973 IPA sont diplômées (dont 712 IPA libérales en 2025) et 1.988 en formation. Ce métier "est encore dans les limbes", déplore la députée Josiane Corneloup (LR), en présentant devant la commission des Affaires sociales les conclusions de sa "mission flash", menée avec Nicole Dubré-Chirat (EPR), Stéphane Viry (Liot) et Anchya Bamana (RN).

Ainsi, il semblerait que le cadre juridique ait été "particulièrement restreint, corseté, pour répondre aux réticences des médecins", dans un système qui leur réserve "toutes démarches de diagnostic et de traitement". Conséquence de quoi "les IPA agissent essentiellement sur délégation médicale" et "peinent à trouver leur place". Pourtant, depuis 2023 l'accès direct aux IPA et la possibilité de prescrire certains produits sont discuté, mais les textes réglementaires ne sont sortis qu'en 2025, a poursuivi Stéphane Viry. En libéral, l'accord conventionnel sur leur rémunération "n'entrera en vigueur qu'en novembre". Le métier est en outre structuré autour de "mentions médico-centrées"(oncologie, néphrologie, pathologies chroniques stabilisées...) et de listes de pathologies "segmentées", qui les "enferment dans le rôle de petites mains", a-t-il regretté, appelant à développer une "approche populationnelle". 

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