En 2025, 468 agressions ont été rapportées à l’Ordre des pharmaciens, précise celui-ci dans sa lettre d'information publiée hier soir. Notamment 51 en officine ; 3 en pharmacies à usage intérieur (PUI), services d'incendie et de secours (Sdis) ou en centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) ; 1 en laboratoire de biologie médicale ; 3 en structures dispensatrices d’oxygène à domicile…  auxquels s'ajoutent 10 déclarations effectuées sur la plateforme de l’ONVS (9 concernent des pharmaciens d’officine et 1 un biologiste). En revanche, "aucune déclaration d’agression n’a été reçue pour les pharmaciens de l’industrie et de la distribution en gros", précise le CNOP. Au total, cela représente, en 2025, une baisse de 12,6% des agressions par rapport à 2024. 

 
"Derrière ce chiffre, il y a des injures, des menaces, des violences verbales, parfois des agressions physiques ou des menaces de mort et aussi des atteintes aux biens, précisent conjointement Carine Wolf-Thal, présidente du CNOP, et Gildas Bernier, référent national sécurité. Et derrière ces déclarations, il y a une réalité qui mérite d’être entendue : tous les pharmaciens agressés ne déposent pas plainte, mais beaucoup choisissent malgré tout de parler, de signaler, d’alerter" 

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