Améliorer une décision, un service, un soin, développer la prédiction, la personnalisation ou l’automatisation. "Une prédiction sans usage ne transforme rien, la valeur de l’intelligence artificielle émerge quand la donnée améliore une décision, un service ou une action, a souligné Taycir Skhiri directeur général adjoint du Centre d’innovation et d’usages en santé (CIUS) lors de la 7e édition des "Acteurs engagés pour le progrès", le 13 octobre dernier. En santé, les gisements de données sont précieux. Si les données sont de qualité, elles peuvent permettre de détecter plus tôt les maladies."
En mars 2026, l'URPS Infirmière Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) a signé un partenariat avec Prédilis, la plateforme qui structure les bilans et les entretiens de prévention grâce à l’IA. En pratique, le patient se connecte grâce à un QR code qui lui a été transmis et remplit le questionnaire en autonomie à son rythme. Une fois rempli, les informations sont restituées sous forme d’échange clair dans un compte-rendu qui reste modifiable. L’IA permet une automatisation de la partie administrative sans alourdir le parcours de soin. "Si on veut faire correctement un bilan de prévention, cela nécessite 40 à 50 minutes, c’est un temps que les infirmières libérales n’ont pas. L’IA fait gagner du temps au patient et au professionnel de santé. Ce temps gagné est dédié au temps humain consacré au patient. C’est bien le professionnel de santé qui connaît le mieux le patient, c’est lui qui va pouvoir l’orienter en fonction des points qui ressortent dans le bilan de prévention et des ressources locales ", a martelé Christophe Barcelo, président de l’URPS. Tout l’enjeu, c’est que le professionnel de santé garde la main, la maîtrise de l’entretien, du conseil et des décisions.