"On sait qu’on n’arrêtera rien." Julien Ntanga est responsable du numérique en santé à l’ARS des Pays de la Loire, et pour lui, l’enjeu n’est plus de bloquer l’intelligence artificielle (IA) mais d’accompagner son utilisation. "L’idée est de connaître les besoins des professionnels pour un usage encadré et bénéfique à tous sur le territoire", résume-t-il. Un constat qui s’appuie sur une enquête menée entre décembre 2025 et mars 2026 par le groupement e-Santé Pays de la Loire, en partenariat avec l’ARS et l’Assurance maladie. Après une première édition réalisée fin 2024 avec la Bretagne (150 réponses), cette nouvelle enquête a recueilli plus de 1.000 réponses dans les secteurs sanitaire, médico-social et social. Parmi les répondants*, 59 % déclarent utiliser l’IA et 68 % considèrent qu’elle constitue une révolution de leurs pratiques professionnelles. Et d'ici cinq ans, près de 7 sur 10 (66 %) estiment qu’elle sera nécessaire, voire "indispensable", à leur métier.
Quelle utilisation ont-ils de l'IA ? Près de 8 professionnels sur 10 (78 %) y ont recours pour des tâches rédactionnelles : transcription de réunions, reformulation ou rédaction de comptes rendus et de mails. Viennent ensuite la gestion administrative arrive (31 %), notamment pour le contrôle de gestion, l’automatisation des plannings ou les ressources humaines ; ou encore le soin (23 %), en particulier pour l’aide au diagnostic.