Plus de 9 IPA sur 10 (93.5%) sont favorables au maintien d’une mention spécifique Psychiatrie et santé mentale (PSM). C’est ce qui ressort de la consultation nationale menée par l’Union nationale des infirmiers en pratique avancée (Unipa) du 23 juin au 7 juillet 2026. Ainsi sur les 709 réponses venant d’IPA et étudiants IPA, adhérents comme non-adhérents de l'Unipa, issues de 18 régions, 34 % ne relèvent pas de la mention PSM.
À l’inverse, 1.7 % préfèrent "une intégration dans une mention généraliste" et 4.8% "ne se prononcent pas".
En outre, la consultation met en évidence l’importance accordée à la reconnaissance des compétences des IPA en psychiatrie et santé mentale. Ainsi, près de la totalité des répondants (97.5 %) estiment que la mention "permet d’identifier les compétences spécifiques des IPA auprès des patients", "des équipes" et "des institutions". Par ailleurs, 92.7 % jugent "nécessaire" l’existence d’un référentiel de compétences spécifique en psychiatrie et santé mentale. L’impact potentiel d’une suppression est, lui aussi, jugé "important" entrainant "une perte de lisibilité" (84 %), une "dilution des compétences" (82 %) et une "fragilisation de la formation" ainsi qu'une "difficulté d'identification par les médecins et les équipes" (60 %).