Une "trahison". C'est en ces termes que la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) a dénoncé - dans son communiqué du 21 juillet - l'arrêté paru hier actant l'ouverture à la prise en charge anticipée de Poppins Clinical, un dispositif médical numérique prescrit en complément d'une rééducation orthophonique pour les enfants de 7 à 11 ans présentant un trouble spécifique des apprentissages avec déficit de lecture.

"Les orthophonistes sont dépossédées de la prescription d’un outil qu’elles sont seules en mesure d’intégrer à la rééducation de leurs propres patients", a déclaré la FNO qui insiste sur "l'éviction des orthophonistes de la décision concernant leur propre exercice". "On ne peut pas dire aux orthophonistes qu’elles sont indispensables et signer, dans le même temps, un texte qui les prive de tout pouvoir de décision sur un outil censé prolonger leur travail", a déclaré Sarah Degiovani, présidente de la FNO. 

 

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