Dans le quartier prioritaire de la ville de la Gare-Laiterie, une quinzaine de professionnels de santé libéraux travaillent depuis deux ans sur ce projet de maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) "urbaine". "Nous en étions au stade d’étudier les premiers plans de l’architecte lorsque nous avons appris cette semaine dans la presse locale que le projet était gelé", lance le Dr Antoine Giacomini, médecin généraliste installé dans le quartier et vice-président de l’association Maison Urbaine de Santé Gare-Laiterie. Ce quartier "qui affiche un taux supérieur de précarité par rapport aux autres secteurs de la ville, est également classé par l’Agence régionale de santé, "zone d’intervention prioritaire (ZIP)", parce que sous-doté en médecins, ajoute-t-il. En deux ans, ce territoire a perdu quatre médecins généralistes, et seul un départ à la retraite a été compensé par une installation".  

 

Un travail collectif bien avancé

Ce projet de Maison urbaine de santé (MSU), qui réunit quatre médecins généralistes, cinq orthophonistes, deux masseurs-kinésithérapeutes et deux infirmières libérales, vise justement à attirer les jeunes professionnels de santé, car d’ici à six à sept ans, deux autres praticiens vont partir à la retraite. "Nous cherchons à consolider l’offre de soins dans le quartier et pour y parvenir, nous avons besoin de cette structure", défend le Antoine Giacomini, médecin généraliste, précisant qu’un partenariat a également été noué avec la Mutualité Française pour permettre la présence de deux chirurgiens-dentistes dans les locaux. Pour mener à bien la sortie de terre de cette future MSP, un travail a été mené avec l’ancienne majorité écologiste de la ville et l’Agence régionale de santé. Un terrain appartenant à l’Eurométropole a même été trouvé, en sachant que les travaux de la structure et sa location à la SISA, allaient être gérés par la Société anonyme d’économie mixte (SAEM) de promotion-location Locusem. 

 

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