Article publié dans Concours pluripro, janvier 2026

Source : cahier des charges
L'obésité concerne aujourd'hui près de 10 millions de Français de plus de 18 ans et constitue l'un des principaux enjeux de santé publique. Et sa prévalence ne cesse d'augmenter : de 8,5 % de la population en 1997 à 17 % en 2020, selon une étude de l'Inserm parue en 2023. Cette maladie chronique plurifactorielle aux nombreuses comorbidités est un marqueur des inégalités sociales, et voit son coût socio-économique, déjà important, aller croissant. Car les coûts directs et indirects liés à l'obésité sont très élevés. La Direction générale du Trésor évaluait en 2016 le coût social de la surcharge pondérale à 20,4 milliards d'euros, dont 9,5 milliards pour la seule dépense de santé, alors qu'une étude de l'OCDE de 2019 chiffrait, elle, le coût direct du surpoids et de l'obésité à 8,1 milliards d'euros.
Si la maladie chronique touche toutes les classes d'âge et l'ensemble des territoires, avec des conséquences financières mais aussi sanitaires et sociales majeures, et ce malgré l'existence de recommandations médicales, de structures spécialisées et de professionnels compétents, sa prise en charge reste souvent morcelée, tardive et insuffisamment coordonnée. Les patients se heurtent à des ruptures de parcours, à un manque de lisibilité de l'offre de soins et à des restes à charge importants pour certains accompagnements essentiels (diététique, psychologie, activité physique adaptée [APA]...).