Chose promise, chose due. Face aux nombreuses défaillances de la protection à l'enfance, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, Gérald Darmanin, garde des sceaux ainsi que d'autres ministres, ont annoncé le 10 février au travers d'un communiqué interministériel, le lancement du très attendu comité stratégique* "pour la refondation de la politique de protection de l'enfance". Cette instance qui "doit constituer le socle juridique de la refondation engagée, en donnant aux acteurs des leviers opérationnels pour agir plus vite, plus efficacement et de manière coordonnée", vise notamment à transformer en profondeur un système de prise en charge et de suivi des enfants confiés à l'Aide sociale à l’enfance (ASE) qui rencontrent de grandes difficultés (parcours heurtés, ruptures, inégalités territoriales persistantes, drames qui se répètent…). Le comité devra permettre d'engager une "refondation engagée [qui] repose sur un cap clair", stipule le communiqué, avec en particulier, un renforcement de la prévention et du soutien à la parentalité.
Il devra aussi permettre de "protéger mieux, en garantissant la mise en sécurité immédiate des enfants en danger", mais aussi de "stabiliser durablement les parcours, en pensant l’avenir de l’enfant dans des délais compatibles avec son développement". Enfin, la refondation devra offrir un meilleur accompagnement de tous les jeunes en leur donnant "des perspectives d’avenir et des moyens pour s’insérer, s’autonomiser", ainsi que d'"assurer l’égalité territoriale, par une gouvernance clarifiée et une meilleure coordination entre l’État, la justice et les départements".