Le constat est partagé : "Les évaluations qui ont été menées sont claires : l'expérimentation Secpa est positive". Plus de dix jours après l'annonce de l'arrêt à fin avril 2026 de l'expérimentation "Structures d'exercice coordonné participatives", et des financements liés, Stéphanie Rist a adressé hier un courrier aux 26 maisons et centres de santé engagés dans cette expérimentation conduite dans le cadre de l'article 51. Dans cette lettre, que Concours pluripro a pu consulter, la ministre de la Santé rappelle tout d'abord le "consensus [qui] existe sur la très grande utilité des Secpa" et assure que leur " pérennisation financière sera pleinement garantie en 2026". Ainsi, "un prolongement du sas d'expérimentation permettra de mobiliser le fonds d'innovation du système de santé (Fiss) jusque fin octobre 2026, le reste du financement proviendra des financements France santé, auxquels les Secpa sont naturellement éligibles, et d'éventuels compléments via du FIR".  

Au-delà de 2026, la pérennisation des structures Secpa devra passer par une "mesure législative", ajoute la ministre, afin "d'ancrer" les 26 maisons et centres de santé dans la durée, tout "en fixant un cadre juridique et financier de long terme, adapté aux besoins des territoires et repartant de l'activité effectuée par chaque structure" 

Une "béquille"

Comme les 25 autres structures expérimentatrices, Maxime Bertolini, coordinateur au Pôle de santé interprofessionnel de St Martin d'Hères (Auvergne-Rhône-Alpes), a reçu le courrier "hier soir", explique-t-il à Concours pluripro. "Prolonger l'expérimentation à fin octobre [soit 18 mois de période transitoire, comme le permet la loi, NDLR] puis installer un combo FIR/France santé pour les deux derniers mois de l'année, avant de passer Secpa dans le PLFSS pour 2027, on peut l'accepter, à condition que ça reste un financement exceptionnel, une béquille pour finir l'année…", explique-t-il.  

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