C'est une première en France, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Un défi lancé simultanément dans ces quatre pays à compter du 1er février pour "[éteindre] les distractions [et] [récupérer son] temps". Car en se coupant des réseaux sociaux pendant 28 jours, on récupère "54 heures", assure Diego Hidalgo Demeusois, à l'initiative de la première édition de "Off February", portée par un collectif de 55 associations du monde entier. "Plus de 54 heures par mois : c'est le temps que les Français passent à 'scroller', alors que n'importe quelle autre activité est plus favorable au bien-être", explique-t-il à l'AFP. Mais, prévient cet ancien entrepreneur franco-espagnol, diplômé de Sciences Po Paris et Cambridge, cette campagne "n'est pas dans la culpabilisation, la stigmatisation : elle veut être une célébration de ce temps retrouvé".
Car aujourd'hui, "toutes les activités qui ont été cannibalisées par les réseaux, [notamment] l'activité physique, la sociabilité, tous ces petits moments du quotidien qu'on passe à cuisiner, se promener, dormir ou ne rien faire… sont plus favorables au bien-être" que les heures passées sur les réseaux sociaux, poursuit-il. Parce que l'évolution – préoccupante – de la technologie est "déjà en train d’affecter profondément les individus et la société", précise le manifeste de "Off February" : contrôle à des fins commerciales, sécuritaires ou autres ; vulnérabilité causée par la dépendance individuelle et collective aux infrastructures numériques ; et perte de contrôle de l'humain sur une technologie qui devient de plus en plus autonome.