Fin 2024, 392.600 enfants et jeunes de moins de 21 ans bénéficiaient d’une mesure d’aide sociale à l’enfance (ASE), indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dans un communiqué de presse publié hier. Soit "une hausse de 1,5 % par rapport à fin 2023". Ces mineurs et jeunes majeurs représentent "2,4 % de la population des moins de 21 ans" et parmi eux, 180.800 (soit 46%) bénéficient d’une action éducative et 224.700 (57%) d’une mesure d’accueil. Certains peuvent également bénéficier des deux simultanément, précise la Drees.

Il s'agit, le plus souvent, de garçons et d'adolescents âgés de 11 à 17 ans. Soit plus d'un bénéficiaire d’une action éducative et d’une mesure d’accueil sur deux (51%). De plus, les jeunes qui bénéficient d'une action éducative "sont plus jeunes en moyenne que ceux accueillis" : un peu plus de 10 ans contre un peu plus de 12 ans.


Fin 2024, plus de 3 enfants sur 10 (35%) étaient accueillis chez une assistante familiale, 40 % en établissement et 25 % selon d'autres modalités : hébergement autonome en foyer de jeunes travailleurs ou d’étudiants, placement à domicile, attente d’un lieu d’accueil… Parmi les plus jeunes confiés à l'ASE, l’accueil chez une assistante familiale est "nettement plus fréquent" que celui en établissement. À l’inverse, les adolescents sont davantage orientés vers un établissement. 

Ainsi, l’accueil familial reste majoritaire jusqu’à 10 ans. "Il concerne 63 % des enfants accueillis âgés de 3 à 5 ans et 54 % de ceux âgés de 6 à 10 ans. À partir de 11 ans, l’accueil en établissement devient plus fréquent (40 % des 11-15 ans et 56 % des 16-17 ans). Par ailleurs, parmi les jeunes majeurs, 25 % sont pris en charge dans des lieux de vie autonomes et 51 % en établissements", poursuit la Drees.  

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