Infections à méningocoques, papillomavirus humains (HPV), rougeole… à l'occasion de la Semaine européenne de la vaccination, Santé publique France a publié, lundi, un bilan de la situation dans l'hexagone. En 2025, près de neuf nourrissons sur dix (88,2%) avaient reçu à huit mois une première dose de vaccin "contre les infections invasives à méningocoques" - vaccination devenue obligatoire la même année après une augmentation de cas -, et plus de neuf sur dix (96,8%) une première injection contre le méningocoque B, indique Santé publique France. Bien qu'encourageants, ces résultats ne concernent que les plus petites et "doivent progresser" chez les adolescents et jeunes adultes, souligne le ministère de la Santé dans un communiqué. Ainsi, seuls 17,1% des 11 à 14 ans et 10% des adolescents de 15 ans étaient vaccinés contre les méningocoques en 2025, et ce taux tombe à 7,9% pour la tranche 15-24 ans. Pourtant, depuis septembre 2025, les collégiens peuvent bénéficier de ces vaccins lors de la vaccination contre les infections à HPV proposée gratuitement aux élèves de 5e et 4e dans tous les établissements publics et les collèges privés sous contrat volontaires, rappelle l'AFP.

Concernant la rougeole, qui circule à nouveau en France depuis 2024, l'objectif de couverture vaccinale fixé à 95% pour deux doses n'est pas atteint. Selon les derniers chiffres, 95,5% des enfants âgés de 24 mois ont reçu une première dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Mais il reste "indispensable" d'atteindre 95% pour une vaccination complète, avec deux doses, "pour prévenir les formes graves ou mortelles" chez les personnes vulnérables (nouveau-nés, personnes sous traitement anti-cancéreux ou greffées), rappelle Santé publique France. 

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