"1 personne sur 2 (50,6 %) n’a pas été associée aux décisions qui la concerne", assure la Ligue contre le cancer dans une étude sur la radiothérapie en France publiée hier. Ainsi, plus de 3.600 patients et 800 professionnels de santé ont été interrogés entre janvier et février 2026, mettant en évidence un déséquilibre persistant : "si l’innovation thérapeutique et technique a bénéficié d’avancées considérables", les activités "d’information", "de coordination", "de suivi" et "d’accompagnement des personnes malades" demeurent "insuffisamment reconnues", "organisées" et "financées".
Bien que considérée comme "un traitement à la pointe sur le plan médical", la radiothérapie "doit désormais améliorer avec la même ambition l’expérience vécue des personnes malades", estime la Ligue. Car 23.4% des patients interrogés assurent "avoir mal vécu leur parcours de soins". Plus marqué encore, "26.8% n'ont pas compris les informations relatives aux effets indésirables possibles", à noter que 14.9 % des personnes malades déclarent "ne pas avoir bénéficié d’une annonce formelle du diagnostic" lors d’une consultation dédiée. Pour ce qui est de la suite de leur prise en charge, plus d’un quart (28,5 %) déclarent que leur consentement n’a pas été sollicité. Quand il s'agit des femmes, l'absence de consentement atteint 37.3%, contre 17.1% chez les hommes. Pour ce qui est de leur traitement, 64% des femmes et 33% des hommes déclarent que leur avis n'a pas été demandé sur le sujet.