Chaque année, les maladies cardiovasculaires tuent 140.000 personnes en France, selon Santé publique France. Ce qui en fait la deuxième cause de mortalité dans le pays après le cancer. Parmi les facteurs de risque principaux : l’hypertension artérielle, qui majore notamment le risque d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque, d’insuffisance rénale chronique ou encore de troubles cognitifs. Chaque année, l'HTA est directement responsable de près de 400.000 hospitalisations et de 55.000 morts en France. Et bien que ce soit la maladie chronique la plus courante dans le pays, où elle touche 17 millions de personnes. Malheureusement, la moitié l’ignorent.
Cette affliction silencieuse représente aujourd’hui "un fardeau important pour la santé publique", alerte Theodora Bejan-Angoulvant, présidente de la Société française d'hypertension artérielle, lors d’un point presse hier après-midi, la veille du lancement d’une large campagne de sensibilisation de l’Assurance maladie sur l’HTA. Premier objectif : que la nouvelle formule "Votre tension mérite toute notre attention" pénètre aussi efficacement dans l’inconscient collectif que le désormais célèbre "Les antibiotiques, c’est pas automatique" de 2022.

Crédit : Assurance maladie
Car l’HTA est encore mal comprise du grand public. Selon une étude Ipsos-BVA réalisée pour l’Assurance maladie en 2026, seuls 13% la citent spontanément parmi les maladies cardiovasculaires (et seulement un tiers des hypertendus). À terme, l’Assurance maladie souhaite que "chacun ait en tête que 14/9 est un seuil à ne pas franchir", résume la Cnam.